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Vivre avec le syndrome de l’imposteur quand on est autodidacte

Nous vivons dans un monde qui nous bouscule et c’est d’autant plus vrai pour la génération des 30 something qui a grandi SANS la technologie mais a été frappée de plein fouet par son émergence et avouons le, a bien du s’adapter.

Cette révolution a complètement bouleversé nos repères.

Notre éducation a été la plupart du temps forgée sur la réussite professionnelle qu’on atteindrait au prix d’efforts dans une voie toute tracée sauf que les sirènes du web nous ont charmés de leur douce voix et elles nous ont parfois fait prendre des détours inattendus.

J’ai des rêves, des ambitions, j’ai une passion dévorante pour les nouvelles technologies et le web design et j’ai du me lancer dans cette voie toute seule, en autodidacte. Mes études étaient terminées et j’avais déjà un métier pourtant j’ai eu envie de plus.

Et, j’ai du faire face à ce mal qui vous met sur la brèche lorsque vous êtes dans cet entre deux, entre une carrière tracée et l’inconnu à tâtons, dénommé: le syndrome de l’imposteur.

Se sentir illégitime

Ça n’est pas un sentiment qui est venu du jour au lendemain.

Déjà dans mes études il m’est arrivé de ne pas me sentir « à ma place » et d’avoir l’impression de mentir sur mes compétences. Tu ne le sais peut-être pas, mais j’ai fait des études de Lettres Classiques. J’ai commencé le grec ancien en 5e et je m’étais jurée de ne jamais arrêter.

Je n’avais pas eu la possibilité de faire latin + grec par contre alors quand je suis arrivée en prépa, voulant poursuivre dans cette voie, j’ai débuté le latin en grand débutant.

Un an plus tard pour préparer l’ENS je devais traduire du Tacite (poète latin donc pas si évident à traduire) à un niveau universitaire alors que je ne maîtrisais pas toutes les bases de la langue. Gloups.

Je suis allée en Faculté après cela et j’ai continué à dissimuler mes faiblesses en latin. Pour me prouver à moi même que j’avais des capacités, j’ai fait du Sanskrit. Tout le monde était débutant dans le cours et je me disais que là au moins j’avais toute ma place.

Je voyais les autres enchainer les bons résultats en version latine et je me sentais « différente », ratée. Comment pouvais-je avoir ma place ici alors que je n’avais pas le niveau (selon mes standards).

Devais-je être là ? Pourtant je m’y sentais bien. Les cours de grec, la recherche logique du sens d’un texte, les cours de mythologie de Laurence Boulègue (amour !) tout me parlait, mais une petite voix me répétait sans cesse que je « faisais illusion ».

Des années plus tard, après être devenue prof et m’être rendue compte que j’en savais bien assez en Latin pour faire mon métier, je suis partie en expatriation en Afrique et tous mes repères ont explosé.

J’aimais profondément les Lettres Classiques, mais j’étais loin du monde universitaire, loin du monde occidental aussi et le lien qui me reliait à ce monde était une connexion internet.

J’ai commencé à me poser des questions sur mon métier, et à l’aide d’un accompagnement ( avec Delphine Boileau Terrien) j’ai découvert le métier de web designer.

Révélation !

En fait pas tant que ça…A 12 ans je passais mon temps à dessiner sur Paint sur mon premier ordinateur. Un test d’orientation au collège me voyait prof de dessin et ma première pulsion en arrivant en Afrique: créer un site parlant de l’Angola.

Etoiles plein les yeux puis…BOUM ! Mais je ne peux pas faire ça ! Je n’ai « pas le droit » ! « Je n’ai pas fait les études pour !  » « Je sais juste enseigner », « Je ne peux pas vendre un site sans avoir un diplôme ou un truc prouvant noir sur blanc que je suis web designer ».

Ma coach me disait que si. Et ce qui m’a pas mal aidé à cette époque à me lancer quand même, c’est l’Afrique. Je voyais des gens essayer de s’en sortir par tous les moyens. Des bricoleurs monter leur business, la philosophie du système D et cette manière de faire marchait! (Parfois même mieux qu’en Europe!!). Devais-je donc m’arrêter à un diplôme?

J’ai donc commencé mon parcours en autodidacte et j’ai adoré ça. Mais la petite voix était toujours là dans un coin.

Le syndrome de l’imposteur, un syndrome « humain »

Il y a quelques années, j’ai lu « Playing Big » de Tara Mohr.

Je me souviens tourner les pages du livre alors qu’elle était en train de parler du « inner critic ». Elle décrivait cette petite voix qu’on entend tous pour nous décourager et je me suis rendue compte qu’elle parlait de ce que je ressentais mot pour mot.

Ce n’était donc pas juste moi ? Etions-nous tous atteint de ce mal impalpable ?

Je me suis rendue compte grâce à cette lecture, que ce syndrome existait « pour de vrai », et qu’il touchait beaucoup les femmes. Les hommes se posant moins de questions et « s’emparant » de la chose qu’ils désirent alors que nous en tant que femme, nous nous demandons si on a le droit de s’en emparer.

Tara écrit qu’elle même doit cohabiter avec ce syndrome de l’imposteur. J’ai trouvé ça incroyable parce qu’elle en parlait si bien et après avoir fait des recherches sur elle, j’ai trouvé des vidéos la montrant intervenir en conférence. Elle avait l’air si sûre d’elle. Comment quelqu’un de si posé pouvait se sentir illégitime?

Suite à ma lecture, je me suis renseignée sur le sujet et j’ai découvert que mis à part le fait qu’une majorité de femmes ressentaient ces sentiments, ce qui a retenu mon attention était aussi qu’un des secteurs les plus touchés était le monde de l’art et la créativité.

Le domaine créatif plus sujet à ce syndrome ?

Ce qui ne m’a pas aidé à éviter ce sentiment de l’imposteur dans ma vie, c’est la voie que je me suis choisie et là je pense que ce que je vais dire va parler aux créatifs qui me lisent.

Les métiers du design sont « imprécis », on ne peut pas vraiment les définir.

Prenons un exemple:

J’ai déjà travaillé dans une banque. J’étais au guichet et j’accueillais les clients, je faisais les dépôts et les retraits, je prenais les rendez-vous, faisais des démarches voire ouvrais des livrets. Le soir on clôturait le système et on faisait les vérifications pour être sûrs qu’il n’y avait pas d’erreur de caisse.

Ce métier était concret pour mes proches qui pouvaient facilement me visualiser derrière mon guichet en train de répondre aux gens et il était concret pour mes collègues avec qui j’oeuvrais pour le bon fonctionnement de l’agence.

Et si on me demandait: « que fais-tu cet été ? » (c’était un job étudiant). Je pouvais répondre « Je travaille à la banque » et la discussion pouvait continuer, mon interlocuteur avait un visage « ouvert ».

Mais aujourd’hui lorsqu’on me demande : qu’est-ce que tu fais dans la vie et que je réponds « je suis web designer », je sens un blanc et je vois le visage de mon interlocuteur se décomposer légèrement. Je m’empresse donc souvent d’ajouter (encore une fois pour prouver ma légitimité) « Je crée des sites internet pour des entrepreneures » (si je disais « pour des coachs » alors là tu n’imagines même pas la tronche de la personne…).

Le truc c’est que le mot « designer » renvoie à tout un tas de domaines. Le design s’applique à la mode, à l’architecture, au graphisme etc. Ça veut donc dire quoi être un « designer » concrètement ? Et bien concrètement, c’est indéfinissable d’autant plus que de nouvelles formes de design émergent comme l’UX design par exemple. Et là, va dire à quelqu’un qui n’est pas du milieu que tu es UX designer ! Observe le visage de ton interlocuteur 😉

Comment ne pas se sentir comme un imposteur dans un monde où on aime bien coller des étiquettes mais où on ne peut pas le faire pour son activité car elle ne rentre pas dans les cases standards.

Être autodidacte, être un électron libre

Dans ce monde des nouveaux métiers, où les trentenaires ont du composer avec la révolution numérique, je me suis finalement autorisée à dire que j’étais autodidacte et à ne pas en avoir honte.

On associe souvent le fait d’être autodidacte à l’amateurisme comme si le manque de formation (scolaire, universitaire, professionnelle) était une « faute » qui nous empêchait d’accéder à l’excellence. Comme si on avait pas eu à un moment les capacités de suivre un parcours voulu et que pour cette raison on avait pas le droit de prétendre à entrer par la grande porte.

Mais il faut arrêter d’associer le fait d’apprendre seul avec le fait d’être incompétent. L’autodidacte bénéficie justement d’une facilité à apprendre quelque chose parce que ça le passionne. Il assimile plus vite et s’abreuve de connaissances ce qui le rend d’autant plus expert dans son domaine de prédilection.

J’ai longtemps considéré que je n’étais pas légitime parce que j’ai appris toute seule mais je me rends compte au quotidien que j’ai les qualités et connaissances nécessaires pour réaliser tout ce que je souhaite entreprendre. J’ai même davantage la notion de limites, si je sais que je ne peux pas le faire parce que mes connaissances sont limitées, je ne le fais pas. Je suis donc plus honnête qu’imposteur.

Comment guérir du syndrome de l’imposteur

J’aimerais beaucoup t’aider sur ce point, mais je vais te décevoir. Je ne sais pas, n’ayant pas trouvé le moyen moi-même de m’en défaire. Tu peux néanmoins avoir recours à des techniques ou des solutions pour mieux vivre avec.

  • En parler

Je pense que c’est une des raisons qui m’a poussée à écrire cet article. Je me suis tellement empêchée de passer à l’action et de mettre en place des choses qui étaient importantes pour moi dans mon business qu’il fallait que ça sorte.
En lisant et en écoutant d’autres personnes j’ai vu que je n’étais pas seule donc partager ce témoignage avec toi chère lectrice permettra peut-être de te rendre compte que tu n’es pas seule non plus si tu te reconnais dans mes mots ou mon parcours.

  • Créer un mentor intérieur

Cette idée ne vient pas de moi mais de Tara Mohr et je l’interprète un peu à ma manière. « Mon côté imposteur » c’est une sorte de petite voix qui me dit que « je n’ai pas le droit, je ne suis pas légitime » donc j’imagine son pendant vertueux, une petite voix qui me dit que je suis capable et que j’ai le droit de me montrer telle que je suis. Un peu comme dans les cartoons où l’ange et le démon s’affrontent. Chaque fois qu’une pensée dépréciative te vient, répète à voix haute l’exact opposé. C’est un pli à prendre mais à force ça fait son effet.

  • Demander et accepter les critiques

Il faut apprendre à séparer les faits des sentiments. Demande des feedbacks sur ton travail et accepte ce regard extérieur qui ne porte aucun jugement sur Toi mais sur un travail. Ces critiques sont souvent factuelles donc tu peux agir dessus et justement les prendre en compte pour t’améliorer encore plus ce qui te permettra d’affirmer tes compétences.

Dis moi, tu as d’autres techniques ?

A retenir

You will only experience impostor syndrome when you are competent and skilled
- Denise Jacobs

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Cet article a été écrit par

Christelle Bres Bourgeois

Créatrice d'ambiances digitales, simplificatrice de technologies & passeuse de savoirs pour les indépendantes qui veulent percer en ligne et les web designers qui veulent améliorer leurs process. 

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